Henry Simon, Un voyage à Alger PARIS

Du 14 février au 31 mars 2001

Centre Culturel Algérien, Paris, France

Dédiée à Henry Simon

Association Les Amis d'Henry Simon

Centre Culturel Algérien

A l'occasion de cette exposition, l'association Les Amis d'Henry Simon a édité un poster et 16 cartes postales.

 

Texte de Christine Peltre sur la période algérienne d'Henry Simon.

 

Présentation de l’exposition

 

Dans l'Histoire de l'Art de la première moitié du XXe siècle, Henry Simon se place dans la lignée des peintres figuratifs les plus talentueux de la culture française tels que Henri Matisse, Albert Marquet, Raoul Dufy... qui marquèrent à tout jamais la vision classique de notre époque.

 

Le premier peintre vendéen que l'on peut qualifier de moderne, malgré des racines profondes proches du XVIIe siècle (Le Nain), est Charles Milcendeau (1872-1919). Il fut élève du grand atelier parisien de Gustave Moreau de la fin du XIXe siècle où il fut condisciple de Matisse, Rouault, Marquet, Manguin, Camoin. Il représentait parmi d'autres la branche classique de cet atelier.

 

En 1898, naissait aux Sables d'Olonne Jean Launois, fils du sous-préfet. Il apprit à dessiner sous la direction de Charles Milcendeau. De cette rencontre naquit l'esprit de l'œuvre de Jean Launois marqué par la précision du réalisme, où s'allient liberté, légèreté et oppositions de la couleur et de la forme, inspirés des grands maîtres cités plus haut. Du marais de Saint-Jean-de-Monts à Challans, il travailla sur les sujets quotidiens qui le passionnaient avec pour mentor le fameux et truculent père Lainé. Il continua en Indochine et en Algérie, jusqu'à sa mort à Alger en 1942.

 

Henry Simon, né en 1910, est le petit-fils et le fils de ces deux artistes fondateurs de la peinture moderne vendéenne. Il sut dans son œuvre, allier leurs deux résonances soutenues par une capacité à dessiner avec rapidité sur le papier, les hommes et leur environnement tout en captant les mouvements de leurs attitudes avant qu'ils se déplacent. En un mot, il savait fixer à tout jamais le moment décisif de la vie en engrangeant avec dextérité les événements heureux, malheureux ou cocasses. Cela apparaît dans son œuvre, grâce à son solide apprentissage de l'art d'observer. De sa courte période de prisonnier (1940-1941) au stalag 1 B en Prusse Orientale, il ramena des œuvres instantanées, où le caractère de ses portraits est traité avec précision, alors que le traitement de l'atmosphère du camp est beaucoup plus libre dans sa mise en page et son écriture.

 

En 1950, Henry Simon se marie avec Monique Porteau. Ils partent en septembre-octobre à Alger. Le peintre est à la recherche de la couleur qui a malheureusement disparu des marchés des pays de Monts et de Challans : cette couleur qui lui manque et qui est si importante pour les maîtres de l'Histoire de la Peinture Française, tant les Fauves que les Expressionnistes Fauves du Nord de l'Europe. Il ne restera que peu de temps à Alger et sa banlieue de Kouba, à peine un mois. Mais cela lui sera bénéfique car sa palette revit avec force, grâce à la lumière retrouvée qui marque naturellement les années à venir.

 

Après des recherches, l'association Les Amis d'Henry Simon a dénombré suffisamment de dessins et de peintures sur papier pour présenter la vision d'Henry Simon en Algérie.

 

 

Texte de Pierre CHAIGNEAU Conservateur honoraire des Musée de l'Abbaye Sainte Croix, Les Sables d'Olonne (85) / Musée des Arts Décoratifs, Nantes (44) Musée d'Art Moderne du Nord. Villeneuve d'Ascq (59) Musée d'Art Moderne et d’Art Contemporain. Nice (06).

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